Le travail stratégique s’est donc concentré sur une volonté claire : ouvrir la marque sans en affaiblir l’ADN. Mais il fallait d’abord se pencher sur l’environnement dans lequel la marque évolue.
La catégorie du mieux-être envoie des messages contradictoires, souvent contre-productifs : performance, discipline, routine. Une rigidité difficilement compatible avec le quotidien. Certains mettent donc la barre trop haute, d’autres renoncent à essayer. Ce qui freinait réellement notre cible d’acquisition résidait en fait dans leur propre motivation. Entre la peur de mal faire et l’impression qu’il fallait tout changer, plusieurs doutaient simplement d’être capables.
Le discours devait donc quitter la marque pour se recentrer sur eux. Sur leurs hésitations, leurs défis, leurs espoirs. Rassurer sans imposer et essentiellement confirmer qu’ils étaient à la bonne place. Et surtout, leur redonner le sentiment que le mieux-être pouvait être accessible, progressif… et même agréable. Cela impliquait une évolution tangible de la manière dont la marque s’exprime et se présente sur toutes ses plateformes, du magasin jusqu’à la communication publicitaire. La mission d’Avril demeure intemporelle, mais la posture, elle, s’est ajustée pour interpeller les segments de conquête tout en nourrissant les fidèles.
Cette volonté d’ouverture a pris la forme d’un choix identitaire fort : magnifier la pousse, l’élément graphique le plus distinctif d’Avril, pour en faire le pivot central de la marque. La pousse devient ainsi la pointe visible d’une intention : mettre en lumière les processus, les choix et l’expertise qu’Avril porte depuis toujours. Un terrain de jeu visuel et conceptuel flexible, capable d’accompagner les besoins d’affaires tout en ancrant la marque dans un univers plus ouvert, plus engageant et résolument tourné vers la progression.